Une fois la fouille réalisée par la famille bénéficiaire, au tour de Roger Tchédré et sa joyeuse équipe de N’Kotchoyem d’entrer en jeu. Les latrines sont réalisées après la saison des pluies, c’est-à-dire entre octobre et janvier.

La latrine, de type fosse septique est dimensionnée pour au moins 10 à 15 personnes. Elle est subdivisée en trois compartiments, en communication entre eux, chacun recouvert d’une dalle en béton armé.

Il est actuellement très difficile de trouver du ciment. En effet, le Togo fabriquant le meilleur ciment de toute l’Afrique de l’Ouest, les ¾ de la production sont exportés dans les pays limitrophes. Les prix ont évidemment pris l’ascenseur. Quant au fer à béton, son prix a triplé…. Dans ces conditions, il devient difficile d’atteindre notre objectif. Il est donc urgent de mettre l’accent sur la recherche de nouveaux modèles de latrines à faible coût, adaptés aux besoins de la population (à majorité musulmane).

Le terrain souvent marécageux (nappe phréatique à moins de 3m) ainsi que le rituel des musulmans à utiliser de l’eau pour leurs besoins, ne permet pas la construction de latrines à fosse sèche, qui se rempliraient trop vite et qui par conséquent pollueraient la nappe phréatique. Selon les normes de l’Etat, seules des latrines à fosses septiques peuvent être construites. Celles de N’Kotchoyem en sont la référence pour la région.

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Prix d'une latrine...